Assurance auto : Le respect des délais de remboursement des sinistres


Les automobilistes s’exposent à de nombreux sinistres autant pour les véhicules en circulation que ceux à l’arrêt. Une assurance auto est obligatoire, le choix des garanties est important pour optimiser la couverture en cas de sinistre responsable ou non. Après la déclaration de sinistre, faut-il attendre combien de temps pour recevoir une indemnisation ? En fait, les délais d’indemnisation varient en fonction de la nature et de la gravité du sinistre. Certains sinistres peuvent demander plus de temps par rapport aux autres. Une assurance auto peut imposer plus de patience à leurs clients pour évaluer la gravité et les responsabilités.

Les délais d’indemnisation

En matière d’assurance, la loi Badinter de 1985 est très précise sur les délais de remboursement, mais cela dépend essentiellement de la nature du sinistre. Pour les dommages matériels : l’assureur dispose de trois mois maximum afin de proposer une indemnisation. C’est à un expert que l’évaluation des dégâts doit être confiée. Il n’y a pas de délai légal sur le passage d’un expert. Mais ce passage de l’expert mandaté par l’assureur est fait habituellement au plus tard 15 jours après la déclaration de sinistre.
– Pour les dommages corporels :
l’assureur dispose par contre jusqu’à 8 mois pour en faire une proposition. Un délai plus long est souvent appliqué pour laisser la santé de la victime se stabiliser. Cela permet à l’assureur de déterminer plus précisément la gravité du préjudice. L’émission de la proposition d’indemnisation est plus rapide pour les dossiers moins complexes.
– Pour le vol :

Le contrat établit le délai d’indemnisation : un mois pour attendre si le véhicule n’est pas retrouvé.

– Pour les actes de vandalisme :
Le délai d’indemnisation est généralement d’un mois.
– Et pour les catastrophes naturelles :
L’assureur dispose d’un délai maximum de trois mois pour faire une proposition d’indemnisation. Ce délai court à partir de la publication de l’arrêté interministériel au Journal officiel.

Proposition d’indemnisation et indemnisation définitive

A noter que la proposition d’indemnisation n’est pas la somme définitive versée pour indemniser la victime. Dans la pratique, l’assureur accélère les remboursements afin de soigner la relation client et fidéliser les assurés. Après acceptation de la proposition d’indemnisation, l’assureur dispose d’un délai supplémentaire pour verser l’indemnisation définitive :
  • 1 mois pour les dommages matériels
  • 45 jours pour les dommages corporels

Délai de déclaration de sinistre

Tout comme l’assureur, l’assuré a également un délai à respecter. En effet, les assureurs exigent le respect des délais légaux pour la déclaration du sinistre pour espérer une réparation du préjudice au plus vite. Suite à un accident de voiture, l’assuré dispose de 5 jours ouvrés pour le déclarer à son assureur. C’est le constat amiable, à envoyer en courrier recommandé à remettre en main propre à son assureur, qui fait office de déclaration. Quant au vol de voiture, le délai de déclaration est de 2 jours ouvrés après sa constatation. L’assuré doit au préalable effectuer un dépôt de plainte auprès des forces de l’ordre avant de faire une déclaration. Par ailleurs, le délai de déclaration est réduit de 10 jours pour les dommages générés par une catastrophe naturelle.

Assurance auto : Calcul des franchises selon le contrat et le type de franchises


La plupart des contrats assurance auto, moto et habitation prévoit une franchise. C’est un montant déduit de l’indemnisation en cas de sinistre. La question qui titille souvent les assurés est de savoir le mode de calcul de la franchise ? Pour répondre à cette question, il faut donc distinguer les différents types de franchise appliqués par les assureurs dans leur contrat assurance auto, moto ou habitation. En effet, l’application de la franchise ne se fait pas de la même manière, elle diffère selon les contrats d’assurance.

La relation entre la prime et la franchise

L’assuré doit payer à son assureur une prime d’assurance en échange de la couverture souscrite. Les compagnies d’assurance peuvent donc appliquer une surprime ou cotisation majorée. C’est le cas pour un niveau de risque relativement élevé de l’assuré. Une surprime peut être également appliquée à la suite d’un sinistre responsable ou encore d’un malus très élevé. Pour responsabiliser l’assuré, l’assureur applique une franchise. L’assuré doit ainsi payer de sa poche une partie du sinistre. La franchise permet aussi de réguler le coût de la cotisation. Cela signifie que plus la prime est basse, plus la franchise sera élevée. Et inversement, moins les montants de franchises sont bas et plus la prime est chère. Parfois, une assurance pas chère ne l’est pas en réalité du fait du niveau élevé des franchises. Avant d’en souscrire, il convient donc de trouver le juste équilibre entre prime et franchise pour bénéficier d’une meilleure couverture.

Calcul de la franchise

Dans un même contrat, le montant d’une franchise diffère pour chaque garantie. Par conséquent, le mode de calcul peut être également différent selon le type de franchises :
  • La franchise absolue est le mode de calcul le plus courant. Le montant est fixe et sera donc déduit de l’indemnisation en cas de sinistre, peu importe le montant des dommages causés. Par conséquent, l’assuré n’est pas indemnisé lorsque le coût de l’indemnisation est inférieur au montant de la franchise.
  • La franchise relative applique un montant fixe. L’assuré ne sera pas indemnisé le montant des dommages est inférieur égal à celui de la franchise. L’assurance indemnise ainsi intégralement l’assuré dès que le montant de l’indemnisation dépasse celui de la franchise. C’est ainsi la franchise la plus avantageuse pour les voitures et biens très coûteux.
  • La franchise proportionnelle utilise un mode de calcul en pourcentage fixé autour de deux plafonds : minima et maxima. Par exemple, une franchise de 10 %, déduite de l’indemnisation, est appliquée pour un montant de l’indemnisation de 100 à 500 €. L’assuré ne sera pas indemnisé si les plafonds fixés sont dépassés. Cette franchise est avantageuse pour les voitures d’occasion de petite valeur.
  • La franchise ponctuelle s’applique en cas de prêt de voiture alors cette option ne figure pas dans le contrat. Elle s’applique également lorsqu’un conducteur novice est au volant du véhicule responsable du sinistre malgré l’option « prêt de voiture ».

Comment trouver un contrat bien équilibré ?

Pour trouver le bon équilibre entre les niveaux de franchises et de primes, il convient de bien comparer les offres. Il est aussi important de prendre en compte ses attitudes au volant. Il est ainsi judicieux de choisir une prime élevée en échange de franchises plus basses lorsqu’on a tendance à accumuler les petits accrochages.

Assurance automobile : Importance de l’expertise dans la procédure d’indemnisation

En assurance automobiles, les assurés prennent souvent contact avec leur assureur dans trois situations précises : lors de la souscription, lors du règlement des cotisations et lors d’un sinistre. Dans cette dernière situation, les dommages matériels sont pris en charge lorsque les garanties souscrites les couvrent. Dans le cas contraire, l’assuré devra réparer de sa poche les dommages subis. En règle générale, une assurance automobile évalue correctement les dommages suite à un accident. Il s’agit donc de verser une indemnisation juste, c’est-à-dire en rapport avec l’estimation des dommages. En cas de dégâts sérieux, l’assureur mandate un expert pour les évaluer. Le rapport d’expertise permet ensuite de déterminer le montant de l’indemnisation. De son côté, l’assuré peut contester ce rapport de l’expert mandaté par son assureur. Il est conseillé d’être présent au moment de l’expertise pour connaître directement ses conclusions.

Evaluation des dommages avec précision

Le rôle de l’expert mandaté par l’assureur est d’évaluer avec précision les dommages. L’expertise doit être réalisée dans les 15 jours suivant le dépôt de la voiture au garage. L’expertise n’est pas nécessaire lorsque les dégâts sont mineurs, c’est-à-dire que :
  • Le montant des dommages est en dessous du seuil fixé dans le contrat (1 500 € environ).
  • La structure de la voiture et les organes de sécurité ne sont pas touchés.
Dans ce cas, il appartient généralement à l’assuré de faire les réparations nécessaires auprès d’un garagiste agréé. L’assurance effectue ensuite un remboursement de la facture selon les termes prévus dans le contrat. Lorsque les dégâts sont très sérieux, il se peut que l’expert déclarer la voiture « irréparable » pour deux raisons :
  • Le montant des réparations est supérieur à la valeur de remplacement du véhicule (véhicule économiquement irréparable).
  • La structure de la voiture est touchée lourdement, il est techniquement impossible de la réparer.
Dans le cas contraire, il peut préconiser des réparations et décider si, après la remise en état, la voiture est toujours conforme aux normes de sécurité.

Contestation du rapport d’expertise

Dans la procédure d’indemnisation des dommages matériels, l’expertise est une étape cruciale dans la décision de l’assureur. Comme c’est l’assureur qui a mandaté l’expert, les frais de l’expertise sont à sa charge. Le rapport d’expertise a une valeur juridique, mais l’assuré peut le remettre en cause lorsqu’il juge que les conclusions ne sont pas justes. L’assuré peut donc faire appel à un expert pour la réalisation d’une contre-expertise qui sera à ses frais. C’est la solution accessible à un assuré en cas de désaccord sur les conclusions de l’expert. Lorsque la contre-expertise conteste le premier rapport d’expertise, les deux experts tentent de trouver un compromis. L’assuré peut s’en tenir aux conclusions résultant de l’accord ou contester à nouveau les conclusions. Dans ce cas-là, une troisième expertise est réalisée pour arbitrer le litige, l’assureur et son assurance automobile partagés les frais. Les conclusions de cette troisième expertise sont définitives et par conséquent irrévocables. Le sort du véhicule se résume à la réparation ou la destruction.

Réduire sa facture après une assurance auto résilié par son assureur

Suite à une assurance auto résilié, l’automobiliste se retrouve souvent dans une impasse pour s’assurer à nouveau. Les compagnies d’assurance voient de mauvais œil les automobilistes ayant une assurance auto résilié. Beaucoup d’assureurs appliquent des primes assez élevées compte tenu du risque que représentent les conducteurs résiliés. Du coup, il est important de trouver les moyens efficaces pour réduire sa facture d’assurance.

 

Quelques astuces pour réduire la cotisation

Les assurances en ligne sont les plus adaptées dans l’assurance des conducteurs résiliés, quels que soient des motifs de résiliation. Outre les offres adaptées aux situations des assurés résiliés, d’autres astuces sont accessibles pour réduire la cotisation. Que le conducteur soit résilié ou non, il convient de :

  • Acquérir une voiture d’occasion
  • Acquérir une voiture à essence
  • Choisir pour une voiture peu puissante
  • Optimiser la sécurité avec la pose d’une alarme ou un bloc volant, les déclarer au nouvel assureur avec facture à l’appui
  • Opter pour une assurance au tiers

Pour minimiser le coût, l’assurance au tiers est souvent proposée avec des garanties de base qui permettent de couvrir suffisamment le souscripteur avec un tarif bien moindre. Passer par un comparateur spécialisé ou par un courtier en assurance est indispensable pour réduire sa facture suite à une résiliation par son assureur. Plusieurs formules dédiées aux conducteurs résiliés sont comparées en temps de réel selon les besoins et les informations renseignées.

 

Courtier en assurance ou comparateur d’assurances, vers qui se tourner ?

Il faut se rendre à l’évidence, choisir une assurance n’est pas toujours facile pour tout le monde. Il est d’autant plus difficile de trouver une assurance auto résilié.

Les offres sont restreintes et peu de compagnies d’assurance prennent le risque d’assurer des conducteurs résiliés. C’est surtout le cas lorsque le motif de résiliation a été le défaut de paiement de la prime.

La plupart des automobilistes ont donc besoin d’aide lorsqu’il s’agit de trouver une bonne assurance auto. Et c’est là que le courtier en assurance et le comparateur d’assurances entrent en jeu. Ces deux intermédiaires interviennent pour le compte du souscripteur. Les courtiers en assurance auto et comparateurs en ligne proposent un service entièrement gratuit. Ils sont rémunérés par la compagnie d’assurance à la signature du contrat. Tous les deux présentent un gros avantage pour les assurés : trouver à leur place le meilleur contrat dans le plus bref délai.

 

Des prestations différentes pour un service similaire

La proposition du contrat (courtier en assurance), ou la sélection des offres (comparateur d’assurances), est établie selon les critères retenus par le souscripteur. C’est la principale différence entre les services proposés par ces deux intermédiaires en assurance. En effet, le courtier choisit une compagnie d’assurance selon les critères de choix du futur assuré. De son côté, le comparateur propose les meilleures offres émanant des principaux acteurs du marché. Il appartiendra au futur assuré de choisir l’offre qui lui convient parmi les meilleures offres sélectionnées. Le courtier en assurance intervient en qualité d’intermédiaire tout au long du contrat. Pour le comparateur d’assurances, le rôle d’un intermédiaire n’intervient qu’au moment de la souscription.

Contraintes et recours possibles après une assurance auto résilié pour non-paiement

 

L’assuré comme l’assureur peut résilier une assurance automobile. Une assurance auto résilié pour non-paiement est courante dès lors que l’assuré ne respecte pas son engagement. Avant une assurance auto résilié pour non-paiement, la compagnie d’assurance intente plusieurs actions à l’exemple de la mise en demeure et la suspension des garanties. Ce n’est qu’après que l’assureur prononce la rupture définitive du contrat et des garanties couvertes. L’assuré est considéré comme « mauvais payeur ». Outre le non-paiement des primes, d’autres raisons peuvent également contraindre les assureurs à résilier les contrats de leurs clients.

  • Sinistralité élevée : un conducteur malussé pourrait voir son contrat résilié à cause de nombreux sinistres en une courte période.
  • Alcoolémie positive au volant : La perte du permis de conduire peut entraîner une résiliation du contrat suite à un contrôle positif d’alcoolémie au volant.
  • Usage de stupéfiant au volant : L’assureur peut refuser d’assurer un conducteur, dont le permis de conduire a été suspendu ou annulé suite à un contrôle de stupéfiants.

 

Les contraintes de la résiliation par l’assureur

Déjà, tous les assureurs considèrent l’assuré comme « conducteur à risque », deux contraintes se posent après une résiliation. Il lui sera plus difficile d’assurer sa voiture avec ce statut. Et lorsqu’il parvient à s’assurer, le montant des primes est généralement très élevé. Pour éviter ces désagréments liés à la résiliation, il est préférable de se tourner vers des assurances spécialisées. Les automobilistes peuvent s’assurer à très bon prix, les garanties sont adaptées aux besoins et au budget.

 

Les recours possibles après une résiliation

Après une assurance auto résilié pour non-paiement, trois solutions permettent à l’assuré de s’assurer à nouveau.

  • La saisie du Bureau central de tarification

La mise en place d’une autorité administrative nommée « Bureau Central de Tarification » permet à chaque conducteur de s’assurer. Il est possible de saisir le BCT après plusieurs refus d’assurance. Le conducteur peut s’assurer en toute légalité auprès de l’assureur choisi. Le BCT oblige l’assureur à couvrir le conducteur à la garantie minimum obligatoire et fixe le tarif à appliquer.

  • Action en justice

Le conducteur peut intenter une action en justice lorsqu’il juge que la résiliation par son assureur est abusive. Il peut faire valoir ses droits en justice.

  • S’assurer auprès des assureurs spécialisés en résiliation

Avec l’accroissement des conducteurs résiliés, de nombreuses compagnies d’assurance se sont spécialisées dans la couverture des profils à risques. Il suffit de comparer gratuitement les offres auprès d’un comparateur d’assurance auto dédié aux résiliés. Plusieurs offres seront accessibles en quelques clics, le conducteur peut ensuite choisir le contrat idéal avec le meilleur rapport garantie / prix. Comparer les assurances spécialisées permet d’économiser jusqu’à 40 % par an sur sa nouvelle assurance.

 

La reprise d’une assurance classique suite à une résiliation

Un assuré résilié représente un profil à risques aux yeux des assureurs, et il conserve ce statut pendant deux ans. Mais il lui est possible de retrouver son bonus au bout de cette période si sa responsabilité n’est engagée dans aucun sinistre. L’assuré pourra alors souscrire une assurance classique avec les garanties et les tarifs proposés habituellement sur le marché.

Une assurance auto résiliation par l’assuré en cours d’année ou à l’échéance annuelle

 

Un contrat d’assurance auto est un engagement qui lie les automobilistes à leurs assureurs. Mais une assurance auto résiliation est toutefois possible pour les deux parties. C’est le cas lorsque le contrat n’est pas respecté, mais il arrive aussi que ce soit le choix de l’assureur ou de l’assuré. Une assurance auto résiliation peut être réalisée en cours d’année ou à l’échéance annuelle du contrat selon les cas.

 

Contrat d’assurance auto résilié par l’assureur en cours d’année

Selon le Code des assurances, la résiliation d’un contrat en cours par l’assureur peut se présenter sous 4 cas de figures :

  • Non-paiement des primes d’assurance
  • Déclaration de fausses informations lors de la souscription
  • Sinistre suite à une grave violation du Code de la route
  • Aggravation des risques initialement couverts

A noter que le contrat d’assurance n’est pas automatiquement résilié. Il arrive aussi que l’assureur une majoration de prime, ce qui représente une raison pour un assuré de rompre le contrat.

Comme l’assureur, l’assuré a donc la possibilité de résilier un contrat d’assurance auto. Il n’est pas nécessaire de justifier les motifs de la résiliation dès lors qu’elle respecte les conditions légales.

 

Contrat d’assurance auto résilié par l’assuré

En France, le droit de résiliation est encadré par l’assurance auto : la loi Chatel et la loi Hamon. La résiliation d’un contrat repose sur des règles spécifiques à trois moments différents.

  • La résiliation à la date d’échéancedu contrat : L’assureur est tenu d’informer ses assurés de la durée de préavis pour résilier le contrat à l’échéance. L’assuré est dans l’obligation de respecter ce délai de 2 mois précédant l’envoi de l’avis d’échéance par lettre recommandée avec accusé de réception.
  • La résiliation dans le cadre de la loi Chatel: Il est possible pour l’assuré de résilier son contrat dans le cadre de la loi Chatel, un supplément de 20 jours après la date d’envoi de l’avis d’échéance. Cette réglementation évite la reconduction tacite des contrats à leur date d’anniversaire. L’assuré n’est plus obligé de prévoir la résiliation deux mois avant cette date, sans quoi le contrat d’assurance auto sera reconduit automatiquement pour une année.
  • La résiliation dans le cadre de la loi Hamon: Il est possible de résilier un contrat d’assurance au bout de 12 mois d’assurance avec la loi Hamon. Cette dernière offre une grande liberté aux assurés afin de changer de contrat d’assurance à tout moment après un an de contrat.

 

Une opportunité pour des meilleures garanties et primes

La résiliation d’assurance n’est pas un simple droit offert aux assurés. C’est également une véritable opportunité afin de changer d’assureur, de bénéficier d’une meilleure couverture et d’obtenir un meilleur tarif. Pour profiter du meilleur contrat, il convient de comparer les différents contrats d’assurance en ligne. Les assurés peuvent obtenir plusieurs offres en quelques clics pour faire sereinement leur choix. La méconnaissance des règles spécifiques de résiliation d’une assurance auto peut être frustrante lorsque le contrat en cours porte surtout un préjudice financier. La résiliation permet de bénéficier potentiellement de meilleures garanties pour des meilleures primes d’assurance.

Assurance auto : Les garanties de couverture en cas de défaillance de l’assureur

 

Ces dernières années, la mise en liquidation des compagnies d’assurance est devenue courante en France alors que cette situation était rarissime quelques années plus tôt. C’est surtout le cas des compagnies d’assurance construction, dont une assurance auto, qui opèrent sur le territoire depuis les autres pays étrangers. Beaucoup d’assurés se retrouvent sur la sellette face à la faillite ou la liquidation judiciaire de leurs assureurs. Une assurance auto est la plus concernée, mais d’autres assurances individuelles sont également mises en cause.

Il faut reconnaître que beaucoup de Français, particuliers et professionnels, sont séduits par ces offres pas chères. Cependant,  la faillite d’une compagnie d’assurances met en danger la pérennité des activités des professionnels. De leur côté, les particuliers se retrouvent sans couverture d’assurance en cas de sinistre. Pour limiter les conséquences d’une défaillance des assureurs, de nombreuses mesures de sécurité et des fonds de garantie sont établis pour protéger et indemniser les assurés.

 

Renforcement de la protection et de la surveillance des entreprises en assurance auto

Le cas de défaillance d’une compagnie d’assurance française sur le territoire est assez rare. La raison est que la mise en place d’une activité bancaire et assurance requiert un maximum de garanties pour protéger les consommateurs et l’activité elle-même. Depuis la faillite de la compagnie d’assurance française Europavie en 1998, les dispositifs de protection et de surveillance sont renforcés. C’est notamment le cas du Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) en 1999.

Toutes les compagnies d’assurances oeuvrant en France doivent recevoir un agrément du Comité des entreprises d’assurance (CEA). Cette branche de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) surveille en permanence l’activité des assureurs. En général, le CEA est informé des possibles faiblesses d’une compagnie d’assurance.

 

Les garanties de couverture apportées par le FGAP

L’ACPR apporte des garanties pour protéger les consommateurs. Il peut retirer son agrément à la compagnie d’assurance en difficulté. Le retrait de cet agrément se traduit par la mise liquidation de la compagnie d’assurance. L’une des garanties apportées par l’ACPR est le transfert du portefeuille des contrats à une autre compagnie d’assurance. Celle-ci prend en charge du règlement des dossiers en cours. Lorsque le nouvel assureur ne dispose pas de fonds suffisants pour régler les dossiers, le FGAP prend à sa charge le complément. Au cas où les contrats n’ont pas été transférés, il appartient au FGAP d’indemniser les assurés dans son intégralité.

Toutefois, la couverture du FGAP n’est pas généralisée. L’indemnisation concerne uniquement les risques obligatoirement assurés lors de dommages corporels et matériels causés par un accident de la route.

Une autre garantie de couverture est la mise en place d’un régime prudentiel spécifique appliqué aux compagnies d’assurance. Ce dispositif est appelé « Solvabilité ». Il existe deux dispositifs « Solvabilité », le second est encore plus sévère que le premier.

 

L’assurance-vie, un cas à part de garanties de couverture

En cas de défaillance de l’entreprise d’assurance-vie, le fonds de garantie intervient comme pour les assurances de personnes. Les souscripteurs bénéficient en plus d’une garantie supplémentaire : couverture à hauteur de 70 000 euros.

Assurance auto : Grand intérêt de la protection juridique même lors d’un séjour l’étranger.

Beaucoup d’automobilistes décident de conduire leur propre véhicule lors d’un déplacement de court séjour à l’étranger. Cela nécessite un ajustement de son assurance auto pour que le contrat puisse apporter une couverture optimale à tout moment. Il convient donc de vérifier l’existence de la protection juridique, et de l’ajouter dans le contrat si ce n’est pas encore le cas. Selon le contrat, elle peut être incluse dans le contrat ou souscrite en option. La garantie protection juridique est d’un grand secours lors d’un déplacement à l’étranger. Elle permet de régler les éventuels litiges avec un autre automobiliste, un hôpital ou une administration.

 

Profiter d’une couverture optimale lors d’un séjour à l’étranger

Les voyages d’agrément ou professionnel obligent souvent les automobilistes à séjourner à l’étranger pendant une certaine période. Un sinistre ou un litige peut transformer le voyage en cauchemar si on ne bénéficie pas de couverture adaptée. Au sein de l’Union européenne, la généralisation de la « carte verte » permet de faire jouer son contrat d’assurance plus facilement en cas d’accident automobile. Ce dispositif évite au conducteur les problèmes de compréhension face à la partie adverse. Cela peut être un peu plus compliqué en dehors de l’Europe. En effet, les législations sont souvent très différentes d’un pays à l’autre. De plus, les deux parties impliquées dans un accident sont souvent confrontées aux problèmes de compréhension. Une garantie protection juridique évite les litiges que la barrière de la langue et des lois pourrait générer.

L’assuré bénéficie donc du soutien d’une structure complète pouvant apporter de l’aide à distance grâce à une protection juridique. Elle apporte une véritable aide lors d’une situation inhabituelle. Selon la situation, l’assureur peut fournir une assistance médicale, un avocat, un interprète et bien d’autres services encore. Si le litige est porté devant la justice, la prise en charge peut être partielle ou intégrale en fonction du niveau de garantie souscrit. Pour les contrats assurance auto haut de gamme, la protection juridique peut inclure un service de rapatriement pour l’assuré lui-même, son véhicule accidenté et ses proches.

 

Les frais couverts par la protection juridique

La protection juridique prévoit le remboursement de certains frais : honoraires d’avocat, frais d’expertise et frais de tribunaux. Cependant, le remboursement de l’assurance de protection juridique est limité. Il ne faut pas dépasser le plafond de prise en charge ni le tarif plancher fixé dans le contrat. A noter également que certaines assurances protection juridiques fixent un seuil d’intervention sur les litiges inférieurs. La clause du contrat fixe à 150 euros le montant faisant l’objet pour que la garantie puisse s’appliquer.

 

Comment choisir une assurance protection juridique ?

La garantie protection juridique peut être souscrite lors de la souscription d’un nouveau contrat. Elle peut être également déjà présente dans la formule d’une assurance auto ou ajoutée comme une option. Pour ajouter cette option dans le contrat déjà existant, l’assuré doit en faire la demande à son assureur. Celui-ci propose ensuite la garantie comme avenant au contrat initial. L’intégration de cette garantie dans le contrat d’une assurance auto prend en charge les litiges, les réparations du véhicule ou le rapatriement de ce dernier. Il est également possible de la souscrire dans le cadre de l’assurance multirisque habitation. Cependant, cette couverture ne permet pas de garantir les litiges lors d’un séjour à l’étranger.

Assurance auto bien adaptée à une voiture de sport

Avoir une voiture de sport est le rêve de gamin de tous les automobilistes. Mais lorsqu’on parle de prix et assurance auto pour voiture de sport, beaucoup hésitent à se mettre au volant de ces véhicules survitaminés. Une voiture de sport est bien plus chère qu’un véhicule classique. Son assurance auto l’est également à cause du niveau de risques à couvrir. Assurer une voiture de sport est donc plus cher, le prix de l’assurance auto a logiquement un impact sur le budget.

 

Pourquoi ce coût élevé pour une assurance auto voiture de sport ?

Une assurance auto pour voiture de sport coûte cher. C’est parfaitement logique compte tenu de l’importance du risque que l’assureur devra couvrir. En effet, la couverture d’une voiture de sport représente un risque élevé pour les assureurs par rapport à une voiture classique pour trois raisons : prix à l’achat, puissance et convoitise.

 

Des modèles relativement chers à l’achat et à l’entretien

A l’achat, une voiture de sport coûte déjà plus cher. Et avec l’âge, leur cote ne cesse d’augmenter auprès des collectionneurs et passionnés de véhicules d’exception. Comme la valeur du véhicule est élevée, le montant de la prime d’assurance évolue aussi en conséquence. Il ne faut pas non plus négliger le coût des réparations et le prix des pièces détachées. Les dépenses des assureurs sur ces véhicules sont largement plus élevées que pour une voiture classique lors de dégâts matériels.

 

Plus de puissance, plus de risque à assurer

Une voiture de sport a de la puissance à revendre sous le capot. Pour les assureurs, plus de puissance signifie risque élevé et conséquences plus graves surtout avec un jeune conducteur ou un conducteur malussé. Pour ces derniers, assurer de tels véhicules est difficile, voire impossible, selon les assureurs.

 

Risque de vol plus élevé

En circulation, une voiture de sport fait tourner les regards et attire la convoitise. Et à l’arrêt, elle semble fasciner plus les voleurs que les piétons. Le risque de vol est donc élevé, un autre paramètre que les assureurs prend en compte dans le calcul de la prime d’assurance. La plupart des assureurs imposent aux propriétaires de ces voitures l’installation d’un système d’alarme, d’un traceur GPS ainsi que des lieux de stationnement parfaitement sécurisés.

 

Quelle assurance auto souscrire ?

Quel que soit son véhicule, il est recommandé de souscrire une assurance auto qui offre une couverture optimale. Pour les voitures de sport et les berlines de luxe, le prix à l’achat oblige les propriétaires à choisir une assurance tous risques. Cette solution peut sembler être l’idéale, mais elle peut toujours se révéler insuffisante dans certains cas. En effet, une assurance tous risques se révèle tout simplement insuffisante pour les voitures de sport ayant une forte surcote. La plupart des assureurs ne tient compte que partiellement de cette surcote en cas de sinistre.

Il convient donc de souscrire des garanties complémentaires portant sur un capital défini et non pas sur sa valeur marchande du véhicule. Avec une « garantie mécanique » par exemple, les assurés sont à l’abri d’une casse moteur ou d’autres pièces importantes. Généralement, la couverture de cette garantie n’est que partielle pour les dépenses de réparation. Toutefois, son intérêt est d’éviter à l’assuré de laisser sa voiture au garage pendant longtemps, le temps de réunir la somme nécessaire.

Assurance auto : Extension de la prime à la casse de 2 500 euros aux voitures hybrides rechargeables

 

Depuis le début de l’année, la prime à la casse connaît un engouement auprès des Français. Cette tendance devrait se poursuivre malgré la hausse de l’assurance auto en 2019. L’augmentation de l’assurance auto accroit logiquement le budget auto des ménages, mais les Français pourront trouver son lot de réconfort dans la prime à la conversion. Le gouvernement envisage d’étendre la prime à la casse à l’achat de voitures hybrides rechargeables. La prime atteint 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou véhicule hybride neuf.

 

Rouler écolo et bénéficier de la prime à la casse

En France, l’Etat encourage les citoyens à rouler écolos. La prime à la casse des vieux véhicules polluants va augmenter de 2 500 euros en 2019 pour les ménages non imposables en cas d’achat de véhicules électriques. Cette prime peut être étendue à l’achat de voitures hybrides rechargeables selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Cette mesure figure dans le projet de loi de finances 2019 qui a été examiné le 18 octobre dernier à l’Assemblée nationale.

 

Une prime jusqu’à 2 500 euros pour les modèles électriques et hybrides rechargeables

Pour rappel, la prime à la casse est une aide financière accordée par l’Etat aux automobilistes qui envisagent de changer leur véhicule diesel d’avant 2001 ou véhicule essence d’avant 1997 contre une voiture plus propre. Au 1er janvier 2018, la prime à la conversion avait déjà été élargie à l’achat de voitures d’occasion qui répondaient à certains critères écologiques. Actuellement, la prime à la casse est de 1 000 euros (2 000 euros pour les foyers non imposables) pour l’achat d’une voiture diesel d’après 2011, un véhicule essence ou électrique portant la vignette Crit’Air 1 ou 2. Elle est portée à 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique neuf et bientôt pour l’achat de véhicules hybrides neufs. Les ménages non imposables pourront également bénéficier du même montant pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable d’occasion. Cette mesure tombe à pic, au moment où le prix du gazole a encore augmenté alors que 80 % des 30 millions de voitures en circulation sont des diesels. De plus, le prix à la pompe du diesel est plus cher que l’essence dans certaines stations-service.

 

Plus de 170 000 demandes enregistrées à la mi-septembre

Depuis le début de l’année jusqu’à mi-septembre, 170 122 dossiers ont été déposés selon le ministère de la Transition écologique et solidaire. La prime à la casse a déjà atteint la moitié de l’objectif du quinquennat, soit plus de 250 000 véhicules. Elle connaît un essor remarquable en France notamment par l’extension du dispositif aux véhicules d’occasion. L’extension de la prime à la casse depuis le début de l’année aux véhicules d’occasion récents, alors qu’elle était réservée auparavant à l’achat d’une voiture électrique, a permis d’enregistrer pour cette année seulement 60 % des primes demandées correspondant à ce type de véhicules. Face à cet afflux de près de 100 000 dossiers en deux mois, les services compétents ont dû allonger les délais de traitement.